Lafarge en quelques mots

LafargeHolcim, c’est un bénéfice net de 2,2 milliards d’Euros en 2019, en hausse de 49,5% par rapport à 2018. Bénéfice qui n’est plus reversé en France, mais en Suisse.

Retour sur une entreprise qui fait l’actu !

Lafarge est une entreprise de matériaux de construction active depuis 1883.
La société produit et vend dans le monde entier du ciment et du béton.
En 2015, Lafarge fusionne avec le groupe suisse Holcim. Le nouveau groupe prend le nom de LafargeHolcim.*
*source: wikipédia

Aspects environnementaux

  • En avril 2003, l’Office allemand anti-cartel condamne six cimentiers pour entente, dans certains cas depuis les années 1970, sur des quotas de production et leur zones d’activité en Allemagne. Lafarge Zement est condamné à une amende de 86 millions d’euros.*
  • En mars 2007, le conseil de la concurrence français condamne les cimentiers Lafarge et Vicat, à 25 millions d’euros pour entente illicite en Corse, dont 17 millions pour Lafarge.*
  • Le 8 juillet 2008, le tribunal de première instance de l’Union européenne confirme l’amende de 249,6 millions d’euros contre Lafarge. Entre 1992 et 1998, Lafarge et le britannique BPB PLC, l’allemand Knauf et le belge Gyproc, se sont entendus sur les prix des plaques de plâtre dans le but de couvrir 80 % du marché européen. L’entente portait sur un montant de 1,2 milliard d’euros.*
  • En novembre 2011 aux États-Unis, Lafarge doit verser 740.000 dollars pour clore des poursuites engagées par le Département de la Justice des États-Unis pour avoir pollué des cours d’eau dans plusieurs États.*
  • Le 8 mars 2012, La commission de la concurrence sud-africaine condamne Lafarge à une amende de 15 millions d’euros pour participation à un cartel du ciment en Afrique du Sud. Lafarge a reconnu les faits.*
  • En mars 2013, l’agence slovène pour l’Environnement (ARSO) a refusé d’accorder un permis environnement à une cimenterie Lafarge, située à Trbovlje à 60 kilomètres au nord-est de Ljubljana, en raison d’« une pollution environnementale trop importante ». Lafarge dispose de 36 mois pour réduire le niveau de pollution de son usine et obtenir ainsi l’autorisation de l’exploiter. L’ARSO avait déjà retiré en 2011 le permis d’exploitation à Lafarge pour les mêmes raisons. Mais Lafarge avait fait appel de la décision, et avait pu poursuivre sa production jusqu’à ce qu’une nouvelle évaluation soit faite.*
  • En 2018, le site de Lafarge situé entre Aix et Marseille a obtenu une dérogation de l’état pour dépasser les valeurs limites d’émissions encadrées par les normes européennes.

Financement du terrorisme

Depuis 2016, une procédure judiciaire pour « financement du terrorisme » tente d’établir si la direction de l’entreprise Lafarge a pu, en connaissance de cause, approuver des opérations menées par des membres de ses équipes installés à Syrie, au moment de la guerre civile dans ce pays, consistant à verser des bakchichs à des chek-points tenus par des membres de l’organisation État islamique et à passer des accords avec eux. *

Activité de Lobbying 

Auprès de l’Assemblée nationale :
Lafarge est inscrit comme représentant d’intérêts auprès de l’Assemblée nationale. L’entreprise déclare à ce titre qu’en 2018, les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d’intérêts auprès du Parlement sont compris entre 100 000 et 200 000 euros*

Auprès des institutions de l’Union européenne :
LafargeHolcim est inscrit depuis 2015 au registre de transparence des représentants d’intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2016 pour cette activité 2 collaborateurs à temps plein et des dépenses d’un montant compris entre 100 000 et 200 000 euros.*

Un lobbying puissant
Lafarge exerce des activités de lobbying dans plusieurs institutions. Des liens ont été établis entre son influence dans les décisions concernant le marché des crédits carbones européens et les profits de 485 millions d’euros réalisés par Lafarge entre 2008 et 2014 grâce à la vente de crédits-carbone accordés trop généreusement par l’Union européenne.

Un rapport de l’organisation britannique de protection de l’environnement Sandbag, qui révèle ces pratiques, affirme de plus que ce mécanisme favorise certains secteurs (l’industrie automobile, sidérurgie, cimenterie, etc.) au détriment entre autres du secteur de l’énergie, le prix du carbone étant ainsi répercuté sur les consommateurs des énergéticiens, comme EDF ou Engie en France. Le phénomène semble s’être poursuivi au moins jusqu’en 2014, à en croire un autre rapport effectué par Sandbag, et d’autres enquêtes ultérieures. L’entreprise aurait notamment reçu des crédits pour les émissions d’entreprises fermées pour raisons économiques, qui ne produisaient donc pas de dioxyde de carbone.*

*source: wikipédia

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